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Les Moussems et le Soufisme

riad fes

Quelle Définition donnerez vous du moussem ?
Le moussem est la fête, ou plutôt la cérémonie, qui revient annuellement en mémoire d’un grand maître soufi. On peut même parler de saint, non au sens évangélique comme on pourrait l’entendre, dans l’islam, il n’existe pas de canonisation. C’est la vox populi qui désigne le saint. C’est donc un être humain — homme ou femme — au noble caractère, qui possède une science et qui s’est distingué par une réalisation spirituelle. C’est également une personne qui était au service de la communauté. De son vivant ou après sa mort, celle-ci lui reconnaît un statut à part, un statut de modèle pour l’humain. C’est, en quelque sorte, un chevalier spirituel, engagé dans la société, très souvent affilié au soufisme.
Le terme ” moussem “, qui renvoie au phénomène temporel cyclique, au perpétuel retour, s’inscrit complètement dans le courant soufi. Il présente l’histoire sainte et sacrée comme une succession de cycles prophétiques : le cycle adamique, le cycle d’Hermès, de Noé, de Moîse et, le dernier cycle, celui de Mohammed.

Le Haj, à La Mecque, est d’ailleurs considéré comme un moussem… ?
Tout à fait. Il y a deux sortes de moussems: ceux qui s’inscrivent dans le sillage de la naissance du Prophète et ceux qui se tiennent le jour même du rassemblement des pèlerins au mont Arafat, là où commence le grand rituel du Haj. Je pense en particulier à celui de Sidi Chiker, à 90 Km de Marrakech sur la route de Safi, il y a aussi le moussem de Sidi Rahal, que l’on appelle le ” Haj du pauvre “. Dans la région de Marrakech, il existe plusieurs centaines de Zaouias, des lieux de sépulture d’une voix soufie où demeurent encore des disciples, un maître ou son représentant. Il y subsiste un enseignement spirituel. Contrairement au mausolée où il ne subsiste que la tombe d’un maître .

Quelle est la particularité du mausolée, sur le plan architectural ?
Jaâfar Kansoussi : Les mausolées sont constitués d’un carré — la base — qui rencontre un cercle — la coupole. A cette intersection, se trouve des sortes de stalactites appelées “  muqarnass “. Cette architecture représente ce qu’était le maître : un lieu intermédiaire entre le ciel et la terre. Selon l’ordre symbolique, cette rencontre entre les deux éléments se fait là où repose le maitre. Tout mausolée repose sur trois principes fondateurs qui sont : donner à manger, répandre la paix et divulguer la beauté. Lorsque les pèlerins viennent, ils pratiquent des sacrifices qui permettent de donner à manger aux pauvres, aux nécessiteux et aux gens du voyage. Le sacrifice à l’ombre de la coupole du saint reprend celui d’Abraham. Il faut toujours avoir en tête que le maître soufi a pour légitimité une filiation spirituelle directe au Prophète . Un disciple est affilié à un maître qui, lui-même, à un moment de sa vie, a été affilié à un ou plusieurs autres maîtres. Cette chaîne initiatique remonte jusqu’au Prophète qui est l’Initiateur par excellence. C’est pour cette raison que l’on retrouve des rituels similaires à ceux de La Mecque

 

 

 

 

Les Moussems

Les Moussems

 

riad Marrakech

Juchés sur des mules ou des ânes, des bergers descendent leurs troupeaux de la montagne. Entassés à l(arrière de camions ou de carrioles bariolées, des familles montent de la plaine, équipées de coussins, de matelas, de tapis, d’ustensilles de cuisine… Tous s’apprêtent à camper plusieurs jours. Sur un terre-plein naît, en quelques heures, une ville de tentes blanches. Le moussem va pouvoir  débuter. Foire, grand souk où l’on fait ses achats pour l’année, pèlerinage sur la tombe d’un saint homme… ces fêtes collectives ont fait leur apparition au Maroc au XVIe siècle. De l’arabe “maoussim” – terme qui signifie saison et qui renvoie à l’idée de périodicité – le moussem est initialement la célébration annuelle d’un saint. Ce culte – interdit par les sunnites orthodoxes qui ne reconnaissent aucune autre vénération qye celle de Dieu – est très répandu au Maroc où l’on dénombre 753 moussems. Descendants directs du Prophète – tels Moulay Idriss Ier près de Meknès et Moulay Idriss II à Fès -, maitres soufis – leurs mausolées blancs, à la base carrée surmontée d’une coupole, sont dispersés dans toute la campagne marocaine -, ou personnages locaux reconnus pour leurs dons de guérisseurs, leur piété ou leur générosité, les saints, en fonction de leur importance, font la renommée du moussem même si, ces dernières années, une tendance à la désacralisation se manifeste. C’est ainsi que le moussem de Moulay Abdellah Amghar est devenu celui d’El Jadida et que celui de Sidi Ahmed Oulmaghni est aujourd’hui appelé moussem d’Imilchil. Ces manifestations n’en ont pas pour autant perdu leur fonction première qui est de réunir les populations locales, comme l’explique la sociologue Soumaya Naâmane Guessous: ” A une époque – celle qui ne connaissait ni l’usage du GSM, ni celui de la télévision – les populaires rurales n’avaient guère de contact avec l’exterieur. Dans tout le Maroc, les habitations – en dehors de ksour du Sud – étaient éparpillées. On avait besoin de ces moussems non seulement pour faire son marché mais également pour obtenir des informations et prendre des décisions concernant la région. Les moussems étaient donc l’occasion, une fois par an, souvent après les récoltes, de venir s’approvisionner en vivres et aussi en informations. Les filles qui se mariaient dans une localité proche ne se déplaçaient par pour rendre visite à leurs parents. Les moussems étaient alors l’unique possibité de garder le contact avec eux. “

Riad fes
Aujourd’hui, si seuls ceux des régions du Haut Atlas jouent encore la fonction de ravitaillement des populations avant l’hiver, leur rôle fédérateur n’a pas été altéré et c’est, pour bien des ruraux – en particulier pour les femmes -, une des rares occasions dans l’année de se divertir. Les festivités commencent le vendredi, jour de prière. Elles durent entre trois jours et une semaine. Le premier jour ont lieu la visite au sanctuaire et les offrandes au cours desquelles les pèlerins s’imporègnent de la baraka du saint censée leur assurer de bonnes récoltes, des mariages, des naissances… La visite au sanctuaire d’un grand saint peut remplacer le pèlerinage à la Mecque. On l’appelle d’ailleurs le ” Haj du pauvre “. Cet aspect religieux a peu à peu été évincé par les festivités qui entourent les moussems. Au programme: fêtes foraines, fantasias, acrobates, charmeurs de serpents, musiques, danses et chants traditionnels… Ces animations en sont arrivées à occulter ce pour  quoi le moussem était organisé et nombreux  sont ceux, aujourd’hui, qui font le déplacement uniquement pour se divertir. Cette tendance fait que le terme même est utilisé de façon abusive: toute fête annuelle est alors qualifiée de moussem.

RIAD DAR BENSOUDA A REMPORTÉ LE CERTIFICAT D’EXCELLENCE TRIPADVISOR 2013

RIAD DAR BENSOUDA A REMPORTÉ LE CERTIFICAT D’EXCELLENCE TRIPADVISOR 2013

 Riad Fes

Récompensé en tant que “Chambers d’hôtes à Fès” plébiscité par la communauté des voyageurs sur le plus grand site de voyage au monde

Groupe Marrakech Riads  a annoncé aujourd’hui l’obtention du Certificat d’excellence TripAdvisor®. Pour le “Riad Dar Bensouda”. Cette distinction pour ce riad à fes qui récompense une hospitalité d’excellence est attribuée uniquement aux établissements qui obtiennent régulièrement des avis exceptionnels de la part des voyageurs sur TripAdvisor. Elle s’applique aux établissements du monde entier. Seuls 10 % des établissements les plus performants figurant sur TripAdvisor reçoivent cette prestigieuse récompense.

 Pour recevoir un Certificat d’excellence, la moyenne des notes données par les voyageurs à un établissement sur TripAdvisor doit être au moins de 4 sur 5, et l’établissement doit être référencé sur TripAdvisor depuis au moins 12 mois. Le nombre d’avis reçus pendant les 12 derniers mois fait également partie des critères d’attribution.

“Nous sommes  heureux d’avoir reçu le Certificat d’Excellence TripAdvisor . Nous nous efforçons d’offrir à nos clients une expérience inoubliable. Cette distinction est la preuve que nos efforts se traduisent en avis positifs sur TripAdvisor. ” Nadia Asri/gérante.

Festival de fès, des musiques sacrées du monde

Festival de fès, des musiques sacrées du monde

Riad Fes ”Les voies de la sagesse”

Alors que le monde est en quête d’une nouvelle voie et d’un souffle vivificateur, il est un événement qui tente humblement, à partir de Fès, d’apporter sa pierre à l’édification d’une nouvelle vision du monde, en faveur de la réconciliation universelle.

Consulter le riad fes Dar bensouda à fès
Le concept directeur du Festival de Fès des musiques sacrées du monde est celui de la rencontre des cultures et traditions universelles dans ce qu’elles ont de sacré et de spirituel A travers ces échanges, il favorise la rencontre de l’autre, le dialogue pour la paix. Musiques porteuses de sens, elles touchent au sacré et ouvrent les coeurs vers cette dimension intérieure où peuvent se retrouver et s’écouter juifs, chrétiens, musulmans et autres hommes de bonne volonté qui peuplent notre planète.
Dépasser les frontières, c’est le propre de la musique, language universel!